3 juin 2018

Hong Kong - Dans la jungle de Mui Wo

Comme je devais repartir de Hong Kong à la fin de mon voyage, j'ai eu le flash: pourquoi ne pas aller passer mes deux dernières semaines complètes là-bas, m'installer dans un des nombreux petits villages environnants, assez loin du centre pour avoir la paix, mais assez proche aussi de Hong Kong island pour aller y faire un tour, rencontrer quelques amis et me tremper les orteils dans la folie de HK-Central?
L'expérience "Hong Kong" est très différente si tu t'y retrouves comme touriste plutôt que d'y habiter. En ce qui me concerne, m'installer pendant quelques jours en plein coeur du centre-ville aurait été une folie que je n'aurais plus du tout apprécié comme avant. C'est le fun de s'y retrouver à l'occasion, mais c'est encore mieux de pouvoir en sortir rapidement.
J'ai pensé tout de suite au village de Mui Wo, sur l'ile de Lantau (la plus grande des iles qui gravitent autour de l'ile de Hong Kong.), un endroit qui m'avait toujours attiré du temps où je vivais à Hong Kong, mais à cette époque je ne pouvais tout simplement pas me résoudre à aller me cloitrer si loin du centre-ville, et dépendre du dernier ferry quittant Central... (je me souviens des gens que je voyais courir en sortant des bars du centre-ville pour attraper le traversier du vendredi soir, j'étais content alors d'habiter directement dans Kowloon, à quelques minutes en taxi)




De plus, l'immense réseau de sentiers de l'ile de Lantau est exceptionnel. 
Mui Wo étant le point de départ de plusieurs portions de superbes trails, c'était pour moi le choix parfait.

J'en ai parlé amplement sur ce blog, ajouté des tonnes de photos (et ça tombe bien, comme j'avais perdu mon cellulaire en début de voyage, je ne pouvais de toutes façons prendre de photos de mon séjour) et je n'ai jamais réussi à me tanner de m'y retrouver. Même que, pendant mon séjour à Tianjin, lors de mes quelques pauses, je fantasmais de me retrouver sur certaines sections de la Lantau trail



Ce qu'on ne sait pas, concernant Hong Kong, c'est que c'est le paradis du hiking. Littéralement. 
Et je trouve génial que ce soit un secret aussi bien gardé, parce que les sentiers sont habituellement complètement déserts... une aberration surréaliste, considérant qu'ils se trouvent à quelques kilomètres du centre-ville de Hong Kong, un des endroits les plus densément peuplés de la planète.
 Et avec la chaleur caniculaire de ce mois de mai (records battus dans la région), peu de marcheurs étaient assez débiles pour se lancer à l'assaut des grands espaces de Lantau et de sa jungle humide. 
L'ile m'a donc appartenu pendant 2 semaines!


Fouillant sur AirBnB, je suis tombé sur ce petit bijou de maison chinoise, appartenant maintenant à un couple d'américains qui y vivent la moitié du temps. Située en pleine nature, dans les profondeurs de Mui Wo, c'est le pied-à-terre parfait que j'étais chaque fois content de retrouver le soir après mes longues marches, ou d'apprécier le calme et la tranquillité tôt le matin, prenant mon café sur la terrasse, regardant les montagnes au son assourdissant des grillons.  





Entre ma maison, les sentiers, la plage de Silvermine Bay, les nombreux restaurants de fruits de mer bordant le Pier, il y avait aussi les nombreux amis.
Annie-Claude qui m'a invité un après-midi dans la résidence fournie par Cathay Pacific (son chum est pilote pour cette ligne aérienne) près de Pui O. L'entreprise offre aux employés la possibilité de séjourner dans cette "mansion" exceptionnelle quelques jours par année.
Souper avec David à Stanley village. Il m'a laissé conduire sa Tesla dans les rues étroites de Hong Kong... une aventure que je ne suis pas prêt d'oublier!
Brunch avec Richard et Kathy à Kwun Tong, orgie de sushis en ce beau samedi midi, et invitation ferme de Richard à venir le rejoindre cet automne en République Tchèque d'où il est originaire.
Lunch avec mon ex-copine, Josephine, maintenant femme d'affaires accomplie, et parcourant le monde pour supporter son mari dans le développement de ses manufactures de vêtements sports. 
Et, bien sûr, mes incontournables amis Patrice et Nancy, qui m'ont reçu plus d'une fois comme un roi dans leur superbe maison de Discovery Bay, et avec qui j'ai eu l'immense plaisir de passer plusieurs soirées bien arrosées, ou bien enfumées de shisha ou de cigares cubains! 


Avec la purple-lady Jojo, ci-dessus... et Patrice, Nancy et Maxime, ci-dessous.



Vacances parfaites. À tous points de vue. Et ce serait difficile pour moi de ne pas chercher à reproduire l'expérience l'an prochain, terminant de façon mémorable mon annuelle visite en Chine. En fait, j'ai déjà prévenu mes hôtes américains que je compte bien relouer la même maison à pareille date en mai 2019... y a des habitudes trop addictives pour ne pas chercher à les reproduire!

20 mai 2018

Chine - retour à Tianjin

Ça avait un peu moins bien commencé... après avoir gelé dans l'avion entre Toronto et Beijing, j'y ai oublié mon cellulaire, outil maintenant indispensable du voyageur, ne serait-ce que pour prendre des photos, utiliser le gps et naviguer sur internet (update: Air Canada l'a retrouvé et envoyé chez moi à Montréal)... j'avais quand même mon ordinateur portable, mais trop lourd pour pouvoir le trainer partout avec moi. 
J'ai donc fait ce voyage un peu comme il y a 20 ans, avec une technologie pas mal plus limitée, et ça n'a pas, au bout du compte, trop affecté mon séjour (mais ça en a fait sourciller plusieurs en Chine, qui ne peuvent supporter l'idée de passer une seule seconde sans regarder leurs messages)... de plus, mon hôtel étant un peu off-track, je ne pouvais pas payer avec mes cartes de crédit visa ou mastercard, mais seulement par transfert bancaire virtuel (avec wechat ou alipay, ultra populaires en Chine, mais pas trop communs ailleurs)... j'ai donc du courir après un guichet pour trouver les 1000$ nécessaires pour couvrir mes frais d'hébergement pour la durée de mon séjour de 14 nuits
Rien de trop grave, vraiment, mais après 16h de vol, le seul souhait, c'est de se retrouver sans soucis et sans encombres dans sa chambre d'hôtel, pour pouvoir enfin apprivoiser le jetlag de 12h.







Je pouvais compter sur l'expérience d'enseignement de l'an dernier, même si le groupe allait être différent, mon plan de cours était au moins nettement plus solide, plus ajusté au niveau général des étudiants... mais pour une drôle de raison, je me sentais encore plus angoissé cette fois-ci que l'an dernier. Savoir à quoi s'attendre est à double tranchant: je SAVAIS que ça allait être énormément de travail, et pas vraiment reposant, d'autant plus que j'allais avoir une seule journée de congé sur 13 journées de cours (d'environ 6-7h chaque), et que ma seule journée de repos allait être dédiée à la correction des travaux de mes 80 étudiants, et à la mise à jour du plan de cours pour la dernière moitié du programme...
Je pense que ce fut cette fois-ci pas mal plus difficile de "décrocher", de penser à autre chose... et je savais aussi que la ville de Tianjin n'offrait pas d'attraits suffisamment forts pour me faire penser à autre chose.
J'ai quand même choisi un hôtel différent de celui de l'an passé, j'étais cette fois-ci plus central, plus proche de l'activité, avec les pours et contres que ça implique: du monde partout, de la pollution, du bruit, et un édifice en construction sous ma fenêtre de chambre.
Mais j'ai eu le plaisir de découvrir un peu plus le quartier "Five Grand Avenues" que j'avais contourné l'an passé, sans vraiment apprécier la richesse historique de ce secteur. Étant tout juste à côté de mon hôtel, c'est un endroit que j'ai adoré fréquenter, juste pour marcher dans ses quelques rues bordées d'édifices coloniaux, pour prendre un verre et une bouffe occidentale sur une des terrasses entourant le Minyuan Stadium, un ancien stade de course de chevaux (toujours ces anglais!) converti en piste de course à pied.


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Étonnamment bien préservé, ce quartier colonial a résisté à la démolition et la construction de tours à bureaux pseudo-modernes, toutes aussi laides les unes que les autres, qui sont apparues avec la croissance économique fulgurante des 30 dernières années en Chine.

Mon chauffeur, Shu, me dit qu'il y a au delà de 15 millions de personnes qui habitent à Tianjin, on ne sait pas précisément le nombre, parce qu'on ne comptabilise pas toujours les chinois venus de la campagne pour travailler sur les nombreux chantiers de la métropole.
 Une chose est certaine: y a juste trop de monde à mon goût. C'est drôle parce que j'ai  pourtant l'habitude maintenant des grandes villes asiatiques, et l'an dernier à pareille date ça ne semblait pas trop m'affecter puisque j'avais eu le goût de tout de suite voir Séoul et Tokyo après mes 2 semaines d'enseignement. 
Mais cette fois-ci, j'avais juste envie de calme, de silence, et d'espace... et la "campagne" de Hong Kong m'est apparue comme un choix judicieux pour passer mes 2 semaines de vacances!

24 oct. 2017

Costa Rica - La Fortuna

Après une pause de plusieurs jours sur le bord du Pacifique, c'est l'appel de la jungle que je ressentais. 
Le Costa Rica étant un terrain de jeu naturel immense, c'est donc pas trop facile de choisir "le" site parfait... Mais j'ai opté pour la région centrale de Alajuela, un peu au nord de San Jose, qui semblait bien garnie de volcans, pour la plupart profondément endormis, sauf le Volcan Arenal qui est surveillé de près depuis 50 ans.
 En 1968, il s'est déchainé après une sieste de 500 ans, ravageant la forêt tout autour ainsi que le village de Tabacon. Heureusement, le village de El Burio se trouvait du bon côté et a évité les coulées de lave et les vapeurs nocives, changeant peu après son nom pour "La Fortuna" (qui signifie "chance" en espagnol). 
 Le village de La Fortuna semble vivre uniquement du tourisme relié à son volcan, et manque un peu d'attraits, mais ne manque pas de restaurants et d'hôtels à prix moyens. Les organisations qui offrent des tours guidés doivent s'entretuer pour survivre en basse saison, mais j'ai laissé la réceptionniste de mon hôtel faire les réservations pour moi... 
Une superbe réserve protégée entoure le Arenal, et on peut y marcher, y faire du cheval, profiter des sources d'eau chaudes, et admirer la quantité incroyable d'espèces animales et végétales qui y résident... certaines pas toujours attirantes (comme une couleuvre miniature dont le venin peut tuer en moins de 45 minutes... pas de place pour les selfies) 



Superbe point de vue du Volcan Arenal (ici-bas) recouvert de nuages... et ci-haut, la zone qui fut dévastée par les coulées de lave lors de l'éruption de 1968.



Un paresseux (sloth), l'animal sûrement le plus lent et le plus vulnérable au monde... c'est à se demander comment l'espèce a fait pour survivre...


Une cascade comme il y en a plusieurs sur le site... pause baignade idéale après quelques heures de marche dans la jungle. 


 Notre guide qui mime devant mon groupe je ne sais trop quel animal... 


 Le Arenal s'est dégagé en fin d'après-midi... seuls quelques nuages de vapeur s'accrochaient encore au sommet.


J'ai l'impression que toutes les rues de la Fortuna convergent vers le Volcan Arenal



En route vers l'aéroport de la capitale, pour le vol du retour. On traverse une campagne toujours aussi verdoyante. Je fais le plein de couleurs avant de revenir dans la grisaille de novembre montréalais! Un passage un peu rapide au Costa Rica, mais je penserai à y revenir quand j'aurai une rage de brousse et de jungle... 

15 oct. 2017

Costa Rica - Tamarindo

Le Costa Rica, c'est la facilité. Comme le tourisme ici est bien développé, depuis un bout de temps déjà, tout est bien indiqué, les routes sont propres, les paysages magnifiques, des activités extérieures à la tonne... seul bémol: c'est cher!!
Après moins de 24h dans la capitale (affreuse San Jose), c'est un long trajet de 7h qui m'attend pour rejoindre la côte Pacifique, au village de Tamarindo, lieu très fréquenté par les surfers, mais plutôt tranquille à ce temps-ci de l'année. Plusieurs restos sont fermés pour quelques semaines, et des hôtels profitent de la période calme pour se refaire une beauté, mais le choix ne manque pas. 
 C'est le genre d'endroit laid-back, relax, où on peut s'attarder pendant des semaines... alternant baignade, bronzage, lecture, marche et cerveza!



Le groupe de mariachis que je verrai souvent pendant mon séjour, passant d'un resto à l'autre pour divertir les quelques touristes... 


Tous les soirs, on se fait gâter: des couchers de soleil incroyables!... impossible de se tanner.



Mon hôtel, Villas Macondo, un petit havre de paix en plein coeur de Tamarindo... tranquille de nuit comme de jour (sauf quand les enfants du proprio viennent gueuler dans la piscine avant l'heure du lunch)



Playa Grande, qu'on accède en traversant un estuaire en petit bateau de pêcheur (50 cents)... marcher pendant des heures sur des plages immenses et désertes... le bonheur!



5 oct. 2017

Panama City

Alors que le temps était devenu plus frais à Medellin et Bogota, je me suis retrouvé de nouveau dans la chaleur et l'humidité lourde dès mon arrivée à Panama City. J'avais d'autant plus chaud que l'aéroport principal m'est apparu plutôt désorganisé. Pas de bus direct pour le centre-ville, il fallait marcher 10 minutes jusqu'au bord d'une autoroute pour faire signe au bon autobus allant dans la bonne direction du district de San Francisco où se trouvait mon hôtel. Pour une ville aussi prospère et développée que Panama City, c'est plutôt étonnant.

Au premier jour: une longue marche pour rejoindre le centre historique (casco antiguo), habituellement l'endroit le plus intéressant d'une ville d'Amérique Latine, et je le souhaitais de plus en plus, après avoir marché un bon 90 minutes à travers des quartiers pauvres et délabrés... la frontière entre ces districts et le centre historique touristique est à couper au couteau, on se retrouve soudainement face à de belles facades de bâtiments coloniaux, des rues bien entretenues, des beaux restaurants et cafés, où on n'a aucun problème à trainer les pieds, prendre son temps, admirer le paysage et s'arrêter souvent pour une bière ou un café...  



 
 

Le Canal de Panama
Vraiment l'attraction majeure de la ville, c'est un incontournable... on peut se demander qu'est-ce qui justifie l'attrait de voir passer des bateaux de marchandises dans des écluses... c'est pas juste l'ampleur des paquebots qui passent devant nous qui est impressionnant, c'est surtout de constater l'accomplissement phénoménal qu'est le canal de Panama. Surtout après une visite des deux principaux musées qui lui sont dédiés (et que je recommande fortement), où sont exposées en détails les étapes de la construction et les défis titanesques qu'il a fallu surmonter pour rejoindre les deux océans...  









3 oct. 2017

Colombia - Medellin et Guatapé

Environ 45 minutes en mini-bus sur une route tortueuse sépare l'aéroport du centre de Medellin, qu'on découvre du haut des montagnes. La ville est située au fond d'une cuve hyper vaste, coincée entre des montagnes, une situation peu enviable pour une ville en développement, victime du smog et de la chaleur, mais Medellin vit un renouveau dont elle peut être fière, Après avoir été une des villes les plus dangereuses du monde où s'entretuaient les nombreux cartels de la drogue, elle est aujourd'hui une ville moderne, stable, sécuritaire. (ça ne m'a pas empêché de me faire offrir de la cocaïne 15 fois par jour, mais bon, on n'efface pas tout d'un seul coup)




Le quartier El Poblado où se trouve mon hotel, se trouve assez loin du centre-ville, mais a bonne réputation pour sa quantité de bars, restos et hôtels à bon prix. Il suffit de prendre le métro (très efficace et propre, le seul système de métro en Colombie) pour se rendre au centre. Et là, c'est le chaos total... Des vendeurs de rue les uns par dessus l'autre, une cacophonie de gens qui crient, de klaxons, de sirènes, de musique à tue-tête, un bordel encore pire qu'ailleurs en Colombie... 

Je marche alors rapidement, suivant mon gps qui semble aussi perdu que moi, et qui m'indique le centre historique plus au sud, et je tombe sur une place plutot aérée, parsemée de statues de Botero, juste devant un musée (museo de Antioquia) dont la moitié semble être dédiée au célèbre et prolifique peintre et sculpteur... 





Botero a indéniablement du talent, et a trouvé sa signature en illustrant des personnages obèses, refaisant la Joconde avec des rondeurs, représentant la crucifiction avec un Jésus tout en bourrelets. (Même dans ses natures mortes, ses fruits ont des varices)... c'est une drôle de fixation et après quelques oeuvres on a l'impression d'avoir fait le tour... mais ca pogne: c'est un des peintres vivants les mieux payés au monde!

Retour rapide au Poblado tout de suite après ma visite du musée... pas question de trainer trop longtemps au centre de Medellin, c'est ma santé mentale qui est en jeu. 


Excursion vers Guatapé


Tour guidé d'une journée à travers la superbe campagne de Antioquia, en compagnie d'un très sympathique groupe de touristes venus de partout. Le trajet est bien organisé et bien rempli: tour de bateau sur un lac créé par un barrage (et où se trouve l'ancienne maison de Pablo Escobar), montée de l'étonnante montagne (peñon de Guatape) avec tout en haut une vue superbe sur le paysage environnant, visite de la petite ville de Guatapé, un site tout en couleur où chaque maison a sa propre facade originale, racontant une histoire ou exploitant un thème... 


El Peñon de Guatape, et la vue du sommet... 







Pas question de rester plus longtemps à Medellin... 2 jours sont amplement suffisants, et j'ai pris le prochain avion pour Panama City, en quête d'un peu plus d'ordre et de tranquillité!