6 mars 2019

Spring Break à Playa del Carmen

Quand on a juste une idée: se mettre les pieds dans le sable et le crâne sous le soleil, impossible d'être déçu!
J'avais déjà rapidement traversé Playa Del Carmen, 4 ans auparavant, pour me rendre à Cozumel et la ville m'avait paru un peu trop touristique à mon goût: débordant de petites boutiques de souvenirs cheaps, de vendeurs achalants et de touristes bruyants. Pas l'endroit de rêve dans lequel j'aime me retrouver pour relaxer et couper l'hiver québécois en deux. Mais en fouillant un peu, et en lisant les commentaires de visiteurs, on disait beaucoup de bonnes choses de la partie nord de la ville, à quelques pas de la mer mais suffisamment éloignée du centre-ville. Ça m'a convaincu d'y donner sa chance, et je dois dire que j'ai été très agréablement surpris. 
La rue où se trouve mon petit hôtel, CTM avenue, coupe 5th Avenue en deux parties distinctes: l'épuisante partie "sud" où s'entassent les touristes, et la partie nord, presque déserte, hyper agréable, tranquille et nettement plus authentique.
 J'ai eu un vrai coup de coeur pour cette partie de la ville, et j'y ai passé l'essentiel de mes 12 jours de vacances, sans jamais me tanner... 




Quinta Avenida Norte... une voie interdite aux véhicules... et réservée aux piétons et aux cyclistes.
Le fameux "Resto 88" (le bâtiment jaune à gauche) est devenu mon quartier général où je terminais mes journées chaudes à coups de cervezas.






Sans prévenir, un petit sentier de sable, qui part de la 5th Ave et qui nous mène jusqu'à un bout de plage tranquille, suffisamment éloignée des grands resorts... 



Depuis quelques années, les plages de la Riviera Maya sont touchées par une grande quantité d'algues qui viennent s'échouer à chaque marée. Résultat de changements climatiques qui perturbent les courants et la végétation sous-marine. Les plages devant les hôtels de luxe sont nettoyées à tous les jours, mais les autres (comme celle-ci) se sont toujours partiellement recouvertes. Par moments, les algues qui pourrissent et s'assèchent en plein soleil dégagent une forte odeur de souffre, mais quand le vent souffle dans le bon sens, on n'est pas trop dérangé. C'est le genre d'inconfort auquel on s'habitue rapidement et qui, au bout de quelques jours, ne nous affecte plus autant.



Mon quartier, Luis Donaldo Colosio, plus authentiquement mexicain, avec plein de petits taquerias où on peut manger à bon prix. Le quartier dans lequel je m'installerais si me venait l'idée d'acheter quelque chose sur la côte... qui sait?... 




L'hôtel Coral Suites... tranquille et pas cher (environ 30$/nuit), pas trop achalandé mais proche de tout. J'ai bien apprécié l'eau très fraiche de la petite piscine dans laquelle je me sauçais pour commencer et terminer chaque journée.




La plage et le soleil, c'est bien beau, mais faut faire travailler ses neurones un peu!... j'avais choisi Playa del Carmen pour prendre un petit bain linguistique et mettre à niveau mon espagnol dans une de ses nombreuses écoles de langues. La "International House" avait une bonne réputation, et j'ai bien apprécié les 4h passées quotidiennement à dialoguer avec mes collègues étudiants et notre prof Alicia... Prendre des cours permet de rencontrer plein de monde de partout, d'échanger des recommandations de lieux à visiter ou de restos à essayer, et de participer aussi aux activités organisées par l'école (cours de salsa, cours de cuisine, visites guidées de la ville, etc...) 
Ici-bas, Jim l'américain, Alicia, Larissa la brésilienne et Andreas le suisse.





 La Quinta Avenida (5e Avenue), à l'heure de pointe, après 18h... tout y converge et on se laisse parfois attirer par la quantité de bars et de restos... mais trop souvent, on en ressort déçu et épuisé (et avec moins d'argent dans les poches). Très le fun par contre de savoir qu'on peut en sortir rapidement : les avenues parallèles sont plus surprenantes, avec quantité de bons petits restos variés et originaux... et mon quartier calme et ses plages désertes sont aussi à quelques minutes de marche. Un secret qui doit rester bien gardé! 

9 sept. 2018

Autour de Mizérieux...

Au retour de Chamonix, je prends mon temps, prenant à l'occasion des routes de campagne pour me rendre chez ma tante Mimi, près du village de Mizérieux... et toujours cette envie de m'arrêter partout, d'apprécier chaque endroit... ici-bas, ma petite Twingo de Renault, un peu "boite-à-savon" mais économique et passe-partout... 




Arrivé chez Mimi et Michel (ici-bas en compagnie de leurs amis Georges et Jacqueline)... on ne perd pas de temps: c'est le mousseux, puis on se rend dans le nouveau restaurant tunisien en plein coeur de Feurs... succulent, mais je suis plein et j'ai de la misère à terminer mon assiette (Michel craint toujours que je revienne au pays le ventre vide!)



Dans la dernière année, mes deux cousins, Pierre et Alexandre, ont emménagé tous deux dans leurs maisons respectives et ma dernière journée leur était consacrée.
D'abord, un lunch chez Pierre et Monica (ci-dessous, avec la soeur de Monica, Katharina) dans le village de Ste-Agathe-la-Bouteresse... pendant que les trois enfants faisaient la sieste, on m'apporte un gâteau de fête! Adorable Monica!




Puis, le souper, à Mably chez Alexandre et Delphine (que j'avais vus la dernière fois lors de leur mariage il y a deux ans)
Admirable façon de conclure ce voyage, une voyage parfait, mémorable à tous points de vue... 10 jours de charme et de beauté que seule la France peut procurer!
Le fait qu'il ait été improvisé, peu planifié, et relativement court, a donné plus de valeur encore à chaque minute passée en si bonne compagnie, dans des décors aussi idylliques. Tout a été parfait: la température, la diversité des lieux, la qualité de la bouffe et du vin, et surtout l'accueil des Français, de partout. Étonnant de voir combien l'accent québécois accroche encore un sourire sur les visages, c'est un passeport qui ouvre toutes les portes et suscite la bonne humeur. 
Tabarnak, les français, vous allez me revoir bientôt!
  

7 sept. 2018

Chamonix / Mont-Blanc

Comme pour Genève, Chamonix était trop proche pour ne pas en profiter... à une heure de route de Annecy, c'est juste un petit détour, qui en valait mauditement la peine!!... 
Pas certain au début de la matinée que la météo soit de mon bord, tout était nuageux, et à l'approche de Chamonix, je ne voyais toujours rien en regardant dans les airs... bah, je verrai au moins le village (duquel celui de Mt Tremblant s'est inspiré). 
 Mais c'est une fois sur place que ça a commencé à se dégager... la vue est à couper le souffle! 





6 sept. 2018

Annecy

Le prétexte était d'aller voir mes amis Danie et Francis, fraîchement débarqués au pied des Alpes pour une durée indéterminée... Francis travaille chez Ubisoft et les deux petites poulettes (Béatrice et Romy) viennent de commencer l'école. Maginifique ville historique accrochée au lac d'Annecy, entourée de montagnes, et traversée par un canal (d'où son surnom de "Venise des Alpes"), l'endroit est charmant. J'ai pas de mal à imaginer que cette belle famille d'expats y restera pendant quelques années, j'ai moi-même trouvé mon passage un peu trop court pour pouvoir explorer à fond le vieux quartier et les sentiers environnnants.



Je suis reçu à souper le soir de mon arrivée, Danie nous avait préparé un "pâté chinois savoyard" (où le steak haché est remplacé par du canard... absolument exquis! Martin Picard du Pied-de-Cochon en serait jaloux!)
 Ci-dessous, les deux mignonnes pichounettes, Béatrice et Romy, qui semblent s'adapter de manière fulgurante à leur nouvelle vie!



Annecy-by-night! le Palais de l'ile (une ancienne prison) est très bien mis en valeur, et on profite du début de la basse saison et de l'absence de touristes pour circuler dans les ruelles étroites de la vieille ville.


La seconde journée, Danie me fait visiter son nouveau "hood" par un après-midi un peu plus gris (la seule journée pluvieuse de mon séjour en France), mais qui n'enlève rien à la beauté médiévale des lieux...






Bien "timé', je célèbre mes 46 ans en bonne compagnie... après le champagne à la maison, on se rend manger des crêpes bretonnes... une superbe soirée, toute simple et mémorable!

5 sept. 2018

un avant-midi à Genève

Au départ de Mâcon, alors que je regardais mon trajet pour me rendre à Annecy, j'ai vu que la frontière Suisse était vraiment tout près, presque sur mon chemin... j'avais écarté l'idée de visiter la Suisse, au début de mon voyage, sachant que le temps allait me manquer, mais là, la frontière était si proche, et Genève à portée de main, pourquoi ne pas en profiter pour juste traverser et y passer quelques heures ? 
J'ai vraiment adoré l'expérience, et clairement, un avant-midi n'était pas assez long pour me faire une idée de Genève, et encore moins de la Suisse, mais c'était étrangement suffisant pour tâter le poul et piquer ma curiosité, me donner des idées de prochains voyages (comme si ça me manquait!)
On traverse la frontière assez aisément et rapidement, après avoir payé les 40euros de frais d'entrée, on traverse le quartier industriel plutôt moche avant d'arriver au centre-ville. Comme j'avais peu de temps (et que c'était l'heure de pointe), pas question de tourner en rond pour me chercher un parking gratuit, je suis entré dans le premier stationnement sous-terrain et je me suis mis en route. J'ai eu du flair parce que je me suis retrouvé à quelques pas du Lac Léman et du vieux quartier touristique.




Avec le trafic et l'activité, ça circulait dans tous les sens, Genève m'est apparue comme très compacte et désabilisante, le quartier d'affaire grouillait d'autobus, de tramway, de voitures, de vélos, pas trop le temps de regarder en l'air. Et de toutes façons, le ciel était comme une toile d'araignée tissée de fils électriques pour les tramways.  


Le vieux quartier par contre est vraiment superbe, reposant, mais difficile de percevoir une différence dans l'architecture qui pourrait lui conférer un style purement "suisse", susceptible de la distinguer des grandes villes françaises... Mais encore là, je ne suis pas resté assez longtemps pour me faire une idée.


Au final, un passage agréable, mais pas vraiment un coup de foudre pour Genève, qui semble selon moi manquer d'attraits (et peut-être même de charme) pour justifier un plus long séjour. Mais comme porte d'entrée pour la Suisse, c'est parfait: les montagnes et le Lac Léman sont invitants et nous donne le goût d'aller plus loin encore.

4 sept. 2018

3 jours autour de la Loire...


Le type de voyage dont je rêvais: en voiture, avec beaucoup de temps devant moi, passant par les chemins de campagne française, prenant une route au hasard, m'arrêtant où et quand je veux... sentiment de liberté totale, toujours accompagné d'une température exceptionnelle, c'est le type de voyage qui pourrait durer des mois. Chaque région, chaque village semble avoir ses attraits, un château à visiter, un saucisson à goûter, un vin local à savourer sur une terrasse tranquille. Et c'est fou comment je tombe toujours sur des endroits incroyables, qui ne figurent pas sur la liste des sites incontournables (mis-à-part Fontainebleau), qui semblent complètement oubliés, mais qui me laissent pourtant une très forte impression.


Le Château de Fontainebleau



Zigzaguant autour de la Loire, plusieurs villages semblent être construits aux extrémités de ponts qui enjambent le fleuve. (Ci-haut, le village de Gien


Un arrêt pour la nuit à La-Charité-Sur-Loire, charmant village médiéval, complètement désert en cette fin de saison touristique. J'ai eu du fun à juste faire le tour des petits hôtels pour connaitre les tarifs pour une nuit, comme on faisait dans le temps avant internet... 



Arrivé au hasard dans le village de Chevenon, quelques panneaux indiquaient la direction du Château de Chevenon, pour me rendre compte qu'il était privé. Le propriétaire, un vieux monsieur en train d'arroser son jardin me laissa entrer et en faire le tour, et j'en revenais pas de voir qu'on pouvait posséder un tel domaine sans qu'il soit ouvert aux touristes (chose qui devrait être faite en 2020, me dit le propriétaire, qui compte investir pour en retaper l'intérieur)


Encore une fois, au hasard du chemin, je suis les directions pour Bourbon-Lancy, un autre village millénaire au sommet d'une colline, hyper tranquille et inspirant.





Je passe ma 2e nuit à Mâcon, une ville étrangement bruyante où les 4-roues et motocross circulent sans arrêt sur la route principale longeant la Saône. Je choisis d'aller souper de l'autre côté du fleuve, à St-Laurent-sur-Saône, pour un peu de tranquillité et apprécier la très belle vue sur la ville