4 juil. 2016

Espagne - magnifique Girona!


L’idée de longer la Costa Brava pour rejoindre Montpellier me plaisait pas mal: remonter en ayant la mer et la plage à ma droite accentuerait  mon impression d’être en vacances! 
De la région d’Alicante, un peu plus sèche et rocailleuse, le décor se verdit en remontant vers la frontière française. Peut-être à cause des précipitations plus abondantes, mais je ne saurais dire puisque le soleil et la chaleur m’ont suivi sans interruptions jusqu’à mon retour à Montréal.



Ça n'arrive pas si souvent que ça, mettre les pieds dans une ville et avoir le goût de s'y installer pour un bon bout de temps... c'est toujours grâce à un concours de circonstances. Se sentir détendu, sans attentes, il faut beau et chaud, l'endroit est quasi-désert, le quartier historique sent les vieilles pierres et l'humidité, comme le donjon d'un château médiéval, on remarque une foule de petits détails qui éveillent l'intérêt, on tombe par hasard sur des petites perles de restaurants, avec vue sur la rivière, l'hôtel est confortable et la réceptionniste est superbe et souriante... je me suis bien promis de revenir un jour à Girona.

















25 juin 2016

Espagne - Immersion espagnole à Alicante

Alicante me semblait toute destinée, c'est une ville portuaire qui paraissait offrir de nombreux avantages, bordée de plages, jouissant d'un climat presque tropical en été, son vieux quartier historique entourant un Château médiéval, et une vie culturelle vibrante et diversifiée. Je connaissais Valencia et Barcelona au nord, et la Costa Blanca, au sud ne m'intéressait pas vraiment, paraissant un peu trop touristique et bétonné pour justifier un séjour de 2 semaines. 



Je me suis retrouvé dans la salle de cours d’Enforex comme si je l’avais quittée la semaine précédente. Il y avait bien sûr un monde entre ma première journée de cours ici, et celle à Séville il y a 2 ans... cette fois-ci, je me sentais nettement plus en contrôle, plus confiant, moins stressé, plus enjoué et détendu. Après un rapide test écrit et oral, on m’a assigné au groupe B1 (niveau intermédiaire), et on s’est mis rapidement à l’étude du subjonctif, un temps de verbe qui laisse indifférent en français mais qui est très utilisé en espagnol.

 J’ai été surpris (et plutôt fier, mettons!), de mon niveau oral, pouvant tenir une conversation nettement plus aisément que mes collègues de classe, grâce aux multiples occasions que j’ai eues de pratiquer à Montréal, avec des profs privés, des amis ou des collègues de travail. J’ai entendu dire souvent que, même si on fait tous les exercices imaginables et qu'on apprend tout le vocabulaire par coeur, si on ne met pas nos connaissances à l’épreuve en pratiquant la langue dès le premier jour, c’est peine perdue. Comme si le stockage d’information et l’utilisation orale de ces connaissances étaient deux modes complètement séparés. Après un certain temps, les deux se rejoignent, mais l’erreur la plus fréquente est d’attendre d’avoir en main toutes les connaissances avant de s’exprimer. C’est au contraire les essais-erreurs dans la conversation qui contribuent à développer l’aisance. 




Dans mon plan d’immersion espagnole, je me suis dit que ça ne ferait pas de mal de trouver un logement sur Airbnb qui, cette fois-ci, serait partagé avec les propriétaires eux-mêmes. C’est rarement mon premier choix de vivre avec des purs inconnus pendant aussi longtemps, on peut avoir des mauvaises surprises et on se retrouve alors avec aucun endroit où se réfugier pour avoir la paix. Mais les commentaires à la fois sur la chambre (spacieuse, avec salle de bain privée) et sur les deux hôtesses, Maggie et Michelle, étaient élogieux, avec raison!... les deux filles (originaires de l'Écuador et du Nicaragua) ont tellement ajouté à mon expérience alicantesque, en m’invitant à différents événements, organisant chez elles des 5 à 7, en me suggérant des idées de sorties et d’endroits incontournables à visiter… j’étais super content d’avoir eu la bonne idée de me sortir de ma zone de confort et d’accepter de me retrouver avec des parfaites inconnues. Comme je disais, ce n’est pas mon premier réflexe, d'autant plus qu'avec des moyens financiers suffisants, on opte assez rapidement pour le luxe d'un appartement privé, avec le moins de contacts imposés possibles. 
C'est une erreur que j'ai eu la bonne idée de ne pas commettre! 


Mes cours se terminant vers 13h30, chaque jour de la semaine, il me reste amplement de temps pour me détendre, visiter la ville, et profiter de ses nombreuses attractions… je dois dire que j’étais plutôt affamé en sortant de classe, et je me retrouvais rapidement sur une terrasse, mangeant à l’heure des touristes, un plat consistant souvent accompagné d’un (ou plusieurs) verre de vino. Sous la chaleur torride de l'après-midi, J'ai pris rapidement l'habitude d'aller m'écraser sur la playa del Postiguet à deux pas du centre-ville, pour me baigner, lire et faire une sieste avant de me lancer dans l'exploration d'un nouveau quartier de Alicante jusqu'à l'heure de l'apéro... inutile de dire que j'ai jamais autant, et si souvent, bu que pendant ce séjour de 2 semaines sur la Costa Brava! 








La folie des “hogueras

Dès mon arrivée à Alicante, je sentais que quelque chose se tramait. Plusieurs rues étaient bloquées, des larges portions de ruelles étaient parsemées de tables pliantes et de stages de musique, d'immenses et superbes sculptures en papier s’élevaient ici et là, représentant des légendes locales ou des célébrités, mais difficiles à déchiffrer puisque les informations étaient présentées uniquement en valencien, le dialecte local dérivé du catalan. 
 Maggie m’expliqua rapidement que c’était le début des Hogueras, la grande fête culturelle de Alicante, qui devait durer toute la semaine… je pensais avoir mal compris, mais j’ai vite réalisé que non: la ville se préparait pour 5 jours (et 5 nuits) de festivités où les citadins allaient se retrouver tous les soirs, jusqu’aux petites heures, à festoyer, chanter, danser et faire exploser des pétards… sans compter les nombreuses parades, les bands de musiciens à moitié saoûls qui circulent dans les rues tôt le matin, je pensais virer fou à la fin de ma première semaine!! Ça me rappelait les Fallas de Valence, un peu plus au nord... un party de malades, qui se déroulait dans tous les coins de la ville (dont juste en bas du condo où j’habitais) jusqu’à 3h du matin, et se terminant par la flambée de toutes les sculptures en papier… les Fallas ne duraient qu'une seule nuit et m’avaient parues insupportables, alors imagine 5 jours et 5 nuits!!… 
 La dernière semaine, heureusement, était beaucoup plus tranquille... pendant que les citadins dégrisaient un peu, j'ai pu apprécier encore plus le vieux quartier, maintenant libéré des fêtards et de la musique à tue-tête. Alicante est une ville de vacances et de partys, parfaite pour les jeunes ou les touristes attirés uniquement par le nightlife et les plages. Même si j'ai adoré mon séjour ici, il m'a semblé que la ville aurait plus encore à offrir au niveau culturel et historique, malgré le fait que plusieurs de ses attractions soient en mauvais état. Mais c'est ma perception nord-américaine, je suis chaque fois sur le cul devant un monument de plus de mille ans d'âge... les Européens eux vivent entourés de vieilleries depuis toujours, on ne peut pas leur en vouloir de favoriser la modernité...

















En préparant ce voyage, je suis tombé dans le piège de chercher à tout voir, à optimiser chacune des mes journées, couvrir le plus de territoire possible, me remplir la tête du maximum d’images… au point que j'en aurais été épuisé à mon retour. 
C’est drôle parce que je sais pourtant que ce n’est pas la façon de voyager qui me convient. On dirait que, jusqu'à la veille de mon départ, je m’accrochais à cet horaire bien rempli.
 J’ai finalement décidé de m’installer dans une ville, m’immerger, me fondre dans le décor, bien connaitre ses racoins, et découvrir la culture, la gastronomie, les subtilités d'un endroit précis, plutôt que de me garrocher d’une ville à l’autre pour collectionner les villes, comme des coquillages que je me dépêche de ramasser avant que la marée monte.
Développer mes connaissances de la langue, communiquer avec les gens de la place, me faire des nouveaux amis, tâter le poul de la région, me coller la face sur son histoire et sa culture… c’est pour moi la meilleure façon de voyager… 
 ...et avoir le temps! Bordel que ça vaut de l’or. Pas question de courir, c’est presqu’un luxe de passer un après-midi sur une terrasse à boire un bon vino blanco, et regardant la foule qui s’active tout autour.

18 juin 2016

Espagne - Retour à Madrid

Pour se sentir rapidement en vacances, ça prend juste un verre de blanc et quelques croquetas de jamon et queso sur une terrasse de la Plaza Mayor, sous un superbe ciel sans nuages.
J’ai trouvé Madrid encore plus agréable que la dernière fois. Peut-être juste parce que je venais d’arriver et que le fait de me retrouver soudainement en vacances pouvait rendre n’importe quel endroit paradisiaque. Cette fois-ci, je m’en suis tenu presque uniquement aux vieux quartiers, me perdant dans ses ruelles et m’arrêtant pour de nombreux verres de vino sur quelques terrasse en plein milieu d’après-midi, alors que toute la ville semblait en mode « sieste ». 
L'avantage de revenir dans une ville qu'on a déjà visitée, c'est qu'on ne sent aucune urgence de tout voir. On peut juste se perdre pendant 2 jours sans culpabilité. Et puis Madrid est une ville suffisamment grande, avec assez de quartiers distincts, pour ne pas se retrouver aux mêmes endroits. Bien sûr, certains lieux sont incontournables et on y retourne avec plaisir. Je me suis laissé tenter par le Parque del Retiro pour un ptit picnic de touriste, m’arrêtant au préalable dans un marché prendre quelques tranches de Jamon de bellota avec un fromage fort, une baguette de pain et une cannette de bière… assis à l’ombre des grands arbres du Parque, le calme et la tranquillité ne pourraient être mieux savourés. 


Parque del Retiro


Plaza Mayor







Pourquoi retourner en Espagne, deux ans plus tard?  disons que  plusieurs choses me hantaient depuis ma dernière visite en 2014. J'avais non seulement envie de regoûter à tout ce que la culture espagnole peut offrir: la bouffe, le vin, les paysages, le climat, mais aussi de me replonger en immersion et améliorer mes connaissances de la langue espagnole... depuis mon dernier séjour, j'avais suivi quelques cours ici et là à Montréal, et pratiqué avec des amis hispanophones, et j'étais curieux de me retrouver à nouveau ici, avec cette fois-ci de solides rudiments et une maitrise suffisante de la langue pour pouvoir interagir avec les espagnols.

25 avr. 2015

Mexique 06 - Tulum et Coba

Dernière étape, la plus au sud, de mon voyage... je voulais voir les quelques ruines d'importance de la région, celles de Tulum (qui se trouvent sur la côte) et celles de Coba (dont on peut encore grimper la plus haute structure!)
Toujours à l'affût d'un hôtel mémorable, j'ai opté pour le Harmony Glamping (combinaison très trendy de glamour + camping ) où il est possible de dormir dans une tente qui offre aussi le luxe d'une chambre "normale"... Bon, il n'y a évidemment pas de salle de bain à l'intérieur, mais le lit est hyper confortable, et la ventilation très efficace... une super expérience!


À quelques kilomètres du centre-ville de Tulum se trouvent les ruines d'une ancienne cité commerciale Maya, la seule de cette ampleur à se trouver si près de la mer (favorisant ainsi les échanges commerciaux avec les iles avoisinantes). Mettons que ça fait des belles photos!




Paola, de l'hôtel Harmony Glamping, m'a fortement recommandé de faire un tour organisé de la cité Maya de Coba, située à plus 40 kms au nord de Tulum. Je ne suis pas un fan de tours guidés, j'ai toujours l'impression de suivre comme un mouton un groupe de touristes mous et de voir les mêmes affaires que les millions de personnes qui sont passées avant moi... mais bon, comme c'était ma dernière journée de vacances, et que Paola était vraiment insistante (et charmante), je me suis laissé tenter, et je ne l'ai franchement pas regretté...
 Nous avions un groupe réduit, seulement 7 personnes, pour faire ce tour qui allait prendre toute la journée... je me suis rapidement lié d'amitié avec toute ma gang: une québécoise installée à Toronto, une chilienne pulpeuse, deux français d'origine algérienne et un vieux couple de mexicains... 
 On a commencé par visiter quelques cenotes peu connus, loins des circuits touristiques, dans lesquels nous nous sommes baignés sans se faire prier... l'eau douce des cenotes est toujours parfaitement tempérée et limpide... on devrait vraiment importer le concept au Québec... 


Le site Maya de Coba est vaste et on doit marcher un petit bout entre les attractions majeures... (on aimerait bien pouvoir trouver quelques cenotes en chemin pour se rafraichir). 
Le highlight de Coba, c'est la pyramide Nohoch Mul, que l'on peut escalader jusqu'au sommet, et qui offre une vue magnifique sur la forêt environnante... 



Quelques membres de notre groupe, Samanta (la charmante reine des "selfies"), Mohammed et Sidi, deux cousins français d'origine algérienne... (et moi derrière qui essaye de dire/faire quelque chose... )


   Pour ce voyage, je m'étais donné comme défi de parler le plus souvent possible en espagnol, question de pratiquer et de mettre à profit mes connaissances acquises depuis mon séjour en Espagne l'an dernier, et je dois dire fièrement que j'ai tenu promesse! Dès mon arrivée en sol mexicain, je n'ai parlé presqu'exclusivement en espagnol. ("Parler" est un bien grand mot, je dirais plutôt "mettre des mots ensemble")
 Le réflexe normal des mexicains quand ils entendent quelqu'un baragouiner dans leur langue est de passer tout de suite à l'anglais pour rendre les choses plus faciles, mais chaque fois, je tenais le coup et je continuais dans leur langue. Quand ils voient qu'on essaye fort, ils abandonnent et se montrent très coopératifs.
 Je pense que ça m'a permis de faire un voyage encore plus immersif, linguistiquement et culturellement parlant, et de vivre les choses autrement. Tout le plaisir d'apprendre une langue (et de voyager) se trouve là... J'ai adoré ça!

21 avr. 2015

Mexique 05 - Isla Mujeres et Cozumel

Retour vers une zone plus touristique pour ma dernière semaine de vacances: la Côté Atlantique et la Riviera Maya... 
 Je ne m'attendais pas à retrouver la même dynamique qu'à Holbox, sachant que Isla Mujeres est beaucoup plus accessible (à peine 30 mins de traversier de Cancun) et que plusieurs touristes viennent y passer la journée ou préfèrent même s'y loger plutôt que le long des plages de Cancun... 
L'ile reste quand même très agréable (encore plus en basse saison!) et ce fut vraiment le fun de me retrouver à nouveau sur les plages parfois désertes, me replonger dans l'eau chaude, et de faire le tour de l'ile en vélo... (ainsi que de regarder les matchs des séries LNH à la tv dans les bars, le soir!...)




Comme j'étais toujours en mode "ile", pourquoi ne pas me rendre directement après sur l'ile Cozumel, un peu plus au sud?
 L'ile est immense (environ 2 fois et demie l'Ile d'Orléans) mais étonnament, sans intérêts majeurs, autre que le centre-ville (San Miguel), port d'attache des plus gros bateaux de croisière des Antilles, et sa barrière de corail (la plus grande au monde), arrêt obligé pour tous les amateurs de plongée... Certification de plongeur en main depuis 13 ans, je me suis remis à l'eau après plusieurs années sans enfiler de costume de grenouille... c'était vraiment pas évident au début, mais ça m'a vraiment redonné la piqûre... 

 Journée suivante: location d'un scooter pour faire le tour de l'ile (ou mettons, la moitié, vu qu'il n'y a pas de route qui fait le tour au complet). Superbe vue sur la mer agitée et les côtes rocheuses pour une longue partie du trajet, mais étrangement désert... j'ai conduit ma mobylette sur la voie réservée aux cyclistes, totalement ignorée elle aussi... 




J'ai un peu sympathisé avec le propriétaire de l'hôtel Caribo, Jorge, qui m'a demandé de lui écrire une courte appréciation sur le site "booking.com"... il m'a même pris en photo pour l'ajouter à  sa page d'accueil... 
C'est-tu pas vendeur ça? 



19 avr. 2015

Mexique 04 - Campeche

Campeche est une ville coloniale que j'avais vraiment envie de voir depuis que j'étais tombé sur sa description en préparant mon voyage... Le vieux quartier fortifié est très coloré, très calme, vraiment agréable à découvrir. Avoir peu d'attraits touristiques peut être un avantage, la ville ne perd pas de son charme et est prise d'assaut le soir par ses citoyens qui sortent prendre une crème glacée ou qui viennent voir le spectacle de son et lumière projeté sur la facade de l'hôtel de ville, le long de la place centrale...
 Une chose qu'on ne voit pas souvent dans les villes où la chaleur règne: une rue piétonnière (la calle 59) fermée à la circulation toute la journée et envahie le soir par les restaurants, bars et boutiques, dans une ambiance très "lounge"! 







Je n'avais pas rêvé, il y a bel et bien des congrégations de Mennonites dans la région de Campeche. D'origine allemande, ce sont comme des Amish, mais avec le droit d'utiliser une voiture, un téléphone et l'électricité (quand même plus pratique!)... ils ont quand même l'air de sortir tout droit d'un épisode de "Une petite maison dans la prairie"...


Petit coup de coeur de mon séjour à Campeche: l'Hotel-boutique Socaire qui, pour s'excuser d'être en rénovation, m'a upgradé en suite nuptiale, avec bain tourbillon extérieur! Mais j'ai plutôt profité de leur piscine!... on ne sait jamais totalement à quoi s'attendre quand on réserve un hôtel en ligne, mais celui-ci fait partie des belles surprises!