2011-10-03

ITALIE - Venise

D'abord, arrêt d'une nuit chez le cousin Pierre, dans la petite ville de Udine, à 2h au nord de Venise. Située à quelques kilomètres seulement des frontières avec l'Autriche et la Slovénie, on pouvait voir les immenses Alpes découper l'horizon.
On a été super bien reçu, avec au menu: plat de pâtes au pesto préparé par Donnatella et dégustation de charcuteries locales. Ça s'est poursuivi dans le vieux quartier de Udine avec une excellente gellato de chez "di Grome".
J'ai hâte de voir au retour si on a pris autant de kilos qu'on le croit...

cousin Pierre et Donnatella, en pleine action culinaire

Puis c'est notre arrêt final: VENISE!
Et quelle finale!!!
C’est un des rares endroits dont on entend parler depuis longtemps et qui arrive à dépasser les attentes. Totalement hallucinant et immense. Chaque petit coin vaut le détour, chaque canal est photogénique, on ne sait jamais où regarder… Évidemment, c’est envahi comme c’est pas possible: des touristes partout, qui bloquent les ruelles étroites par groupes de 50... mais toujours aussi prévisibles, ils empruntent tous le même chemin le plus court: suivant le grand Canal entre la gare et la place San Marco... ce qui laisse tout le reste de Venise libre aux aventuriers…

Le grand canal

Le pont du Rialto

La place San Marco

partout en Italie, ces fontaines d'eau potables plutôt pratiques... pas besoin d'acheter de bouteilles d'eau, on a remplit la même tout le long du voyage...

L'ile de Burano et ses petites maisons colorées...

Et c’est le soir, quand tout semble s’endormir, que les touristes épuisés sont partis souper (vers 17h), que le charme fonctionne encore mieux: On réalise que Venise a de véritables habitants… des mamies qui reviennent de l’épicerie, des papis qui prennent l’apéro, des travailleurs qui cherchent un parking pour leur bateau… Et puis là, on regarde dans les fenêtres éclairées pour choisir où on habiterait si on avait la chance de vivre dans ce petit paradis...

bon, je me demande encore la symbolique de cette statue..

Et puis voilà, c'est le retour... d'abord Paris pour une journée, puis Québec où le boulot nous attend le 5 oct au matin!... On revient la tête pleine d'images, l'impression d'être parti depuis des mois, et déjà des plans pour un prochain voyage: un mois complet dans une villa en Toscane? À suivre! :)
En attendant, on va continuer de rêver à ce voyage-ci encore longtemps...

2011-10-02

ITALIE - Florence

La ville est vraiment fabuleuse. On a adoré!... avec en plus l’avantage d’être situé en plein cœur du vieux quartier (on pouvait même voir le Duomo di firenze de notre chambre...Se faire réveiller par les cloches, ça a son charme, même si ça commence à 7h et que ça dure pendant de longues minutes.)
Un trait qu’on a remarqué chez les italiens, c’est qu’au lieu de dire qu’ils ne “savent pas”, ils vont préférer dire n’importe quoi… on a demandé à plusieurs personnes où se trouvait l’Hotel Costantini (comme il y a 2 “sets” de numéros de porte, c’est pas évident) et on avait l’impression de jouer au ping-pong, se faisait diriger dans des directions complètement opposées. Il a fallu qu’on demande enfin à des policiers pour que des québécois, comme tombés du ciel, s’arrêtent au passage pour nous demander “vous cherchez l’hotel Costantini? Il est juste là!”


vue exceptionnelle du haut du Duomo

Il y a vraiment quelque chose de magique dans l’air le soir… les autos ne roulent plus dans le vieux-quartier historique, tout le monde semble de bonne humeur, serein. Ça rit, ça mange du gelatto. Un band jazz joue tous les soirs sur la piazza della republica, on a vu une femme s’avancer pour se mettre à danser seule alors qu'un cercle de spectateurs se formait autour d'elle... improvisé ou pas, elle avait l’air d’avoir the time of her life!

Piazza della Signoria. Une place exceptionnelle entourée de plusieurs sculptures connues, dont le "David" de Michel-Ange (l'original s'y trouvait jusqu'à la fin du XIXe siecle, c'est maintenant une copie qu'on peut voir)
Ponte Vecchio : seul des 12 ponts à me pas avoir été démoli par les nazis, il est superbe et unique et une véritable trappe à filles: de chaque côté du pont, des dizaines de vitrines de bijouteries! Ça brille!


2011-09-29

ITALIE - Sous le soleil de Toscane...

Quand je pensais à notre voyage en Italie, ce sont surtout des images de la campagne toscane qui me venaient en tête et à mesure qu’on avançait dans le temps, l’image de se retrouver dans cette région mythique se faisait plus précise et pressante.
Haaaa.... Échanger l’activité et le bruit des grands centres pour des champs d’oliviers, des vignes et une piscine, c’est un pas pire deal!
On était content de quitter Naples pour de bon et de filer en train jusqu’à Montevarchi, un sympathique village en plein cœur de la région de Chianti, reconnue pour son vin et sa dolce vita, à 45 minutes de Florence.
La location de Villas en Toscane est plutôt populaire, si on se fie aux nombreux sites internet qui servent d’agences entre propriétaires et touristes... et évidemment les tarifs (comme l'ampleur des domaines) varient grandement. On était parti avec l'image d'une "mansion" juchée au sommet d'une colline, entourée d'oliviers et de vignes, et on a finalement opté pour une option moins onéreuse, mais toute aussi mémorable: un appartement dans un mini-complexe vinicole de 4 logements, avec piscine et vue splendide.
Notre villa située à 6kms du centre fut difficile à trouver pour notre chauffeur de taxi, il nous a finalement laissé à l’entrée d’une maison vide qui semblait en rénovation, avec une piscine recouverte d’une toile. On commençait à sentir la panique, mais en montant la petite côte derrière, on trouva le véritable domaine de Villa Le Vigne tout au bout.
Très sympathique accueil, appartement bien décoré (quoique plutôt restreint), on déballe notre stock et on se lance subito-presto dans la piscine. On s’est dit qu’on allait certainement arriver à vivre avec les nombreux moustiques et l’eau au goût de soufre, et heureusement les deux "inconvénients" se sont estompés dès la seconde journée (ou peut-être qu’on s’est habitué?)



Honnêtement, nos 5 jours ont défilé à une vitesse folle. On s’est regardé le matin de notre départ en se demandant si on avait bien passé autant de temps ici et qu’est-ce qu’on avait bien pu faire pour remplir nos journées.
On n'est pourtant pas resté les bras croisés. On a beaucoup relaxé, mais chaque jour apportait son lot de découvertes et de surprises.
J’avais l’habitude de me lever plus tôt, et pour ne pas déranger Anne, je sortais m’asseoir sur le bord de la piscine pour lire et flatter les chats et chiens qui attendaient eux aussi le déjeuner. Les deux gros minets, qu’on a baptisé “ti-brun” et “ti-blanc” sont sûrement les chats les plus affecteux de la planète. Le genre de minet qui ne se tanne jamais de se faire flatter et en redemande jusqu’à ce qu’on pogne une tendinite. Il y avait aussi 3 chiens: un vieux pitou qui trainait toute la journée dans son panier à l’entrée de la villa et qui s'écrasait sur le dos pour se faire flatter le ventre. Comme il avait du poil plutôt rude, on l’a appelé “ti-chien frippé”. Puis les deux chiens favoris des proprios (car eux dormaient à l’intérieur et recevaient plus d’attention), des ptites boulettes poilues et frisées qu’on a baptisé “Ewok 1” et “Ewok 2”…


Les matins étaient frais et humides et je me décidais à sauter dans la piscine quand le soleil était bien levé au-dessus de la villa. Après le 2e café et quelques pages de livre, il pouvait facilement être midi, avec toujours rien au programme. Je pouvais m’imaginer terminer la journée sur le même rythme, mais Anne a plus souvent la bougeotte (avec raison) et me poussait à me bouger le derrière pour aller brûler nos extra-calories de pâtes et de pizza sous le soleil de Toscane.
On s’est retrouvé dans les collines derrière à suivre un sentier de terre qui serpente à travers les vignobles jusqu’au village le plus proche de Capodelvi. Ça devait être l’heure de la sieste, parce que personne à l’horizon, la tranquilité extrême, on est passé devant quelques ruines de maisons de campagne en quête d’une seconde vie et on s’est mis à rêver... (dans la lignée de “Under the Tuscan Sun” que Anne est en train de lire), on s’est rapidement entendu sur l’emplacement du jacuzzi et de la piscine creusée, ainsi que du balcon au deuxième étage qui donnerait sur la plaine à perte de vue...
La ville louait des vélos de montagne faits sur mesure pour des enfants de 12 ans. Je me suis essayé mais après quelques kilomètres à me cogner les genoux sur le menton, on a décidé de barrer nos bicycles et continuer à pied jusqu'à une tour qui surplombe la vallée.

Cortona
En plein dans la région où Frances Meyes (l'auteur de "Under the Tuscan Sun") décrit l'achat de sa villa de rêve, Cortona est une superbe petite ville fortifiée à environ 30 mins en train de notre village. On avait oublié que, comme c'est dimanche, aucun autobus ni taxi ne fonctionnent, on a donc dû parcourir à pied les 6 kms de côte entre la gare et le centre du village, alors que le soleil était à son plus chaud. (heureusement, un couple de touristes israéliens nous a donné un lift à mi-chemin).

C'était un vrai plaisir après plusieurs jours de resto, de pouvoir se faire notre propre bouffe... notre cuisinette était plutôt minuscule, mais on avait accès à un BBQ et on a pu se faire des vrais petits festins bien arrosés, dans la tranquilité et la noirceur d'une fin de journée à la campagne.

2011-09-26

ITALIE - Naples et la Côte Amalfitaine

J’ai eu plusieurs commentaires faisant état de mon négativisme, c’est vrai qu’en relisant mon dernier "posting" on pourrait avoir l’impression que j’ai détesté mon séjour alors que c’est totalement l’inverse. J’ai adoré Rome. Le véritable Rome. Tout en confirmant mon aversion pour les attractions touristiques surévaluées. Je pense qu’après quelques expériences de voyage un peu partout dans le monde, on embarque moins dans le scénario tout fignolé d’avance pour leurrer les touristes. Ce qui m’intéresse infiniment plus, c’est de me perdre dans les rues d’une ville, voir comment le monde vit, et non de me laisser embarquer dans la mise en scène caricaturée qu’on tente de vendre aux touristes. (genre: te faire prendre en photo avec un légionnaire romain, à côté du Colisée)
Parmi les moments les plus mémorables: me retrouver avec ma blonde dans un resto de Trastevere et manger le meilleur plat de pâtes de ta vie, à côté d’un parking de Fiats et entouré d’italiens qui fument des Camels... c’est aussi de faire quelques achats à l’épicerie du coin, de relaxer près d’une fontaine en enfilant prosciuto, salami et fromage, arrosés d'une bonne bière froide, et te dire que t’as jamais passé une aussi mémorable heure de lunch… parce que, pour moi, tout au bout du voyage, au-delà de ces choses dénaturées qu'on doit "absolument voir", ce sont ces souvenirs authentiques qui restent les plus intensément gravés.

NAPLES
Bon, je fais des efforts pour ne pas chiâler, mais faut dire que Naples ne s’aide pas trop...
Ce qu’on voit en sortant de la gare, c’est la place Garibaldi transformée en immense chantier de construction, où se mêlent la poussière, les déchets et les vendeurs illégaux (qui remballent leur stock dès qu'ils voient les flics).
Soudainement, on croirait se retrouver au tier-monde. Et sérieusement, j'étais l'élément positif du couple: après à peine une heure, Anne voulait déjà foutre le camp.
L’Hôtel “Ideal” fait justement face à l'immense chantier, mais on fut assez chanceux pour avoir une chambre avec vue sur la cour arrière. À ce niveau, rien à redire: l’hôtel est bien entretenu, relativement calme et pas cher du tout.
On ne peut décidément enligner autant de bons mots pour Naples.
Autant nous avons adoré Rome, autant Naples fut une expérience pénible. Le soi-disant quartier “storico” est d’une tristesse alarmante et se trouve dans un état pathétique, parsemé de déchets et coloré de graffitis. Non pas qu’il soit sans intérêt, y a un potentiel, il est juste aucunement mis en valeur. Comme si les napolitains s’en foutaient royalement, comme ils se foutent de l’environnement (des déchets partout), de leur santé (presque tout le monde fume ici).
Bref, c’est la ville parfaite si on se cherche un point départ pour se rendre ailleurs: la gare est efficace et relie toutes les villes et centres d’intérêt de la région de Campania.

POMPEI
Je ne savais pas qu’autour de Pompei Scavi s’était développée une “nouvelle” commune regroupant maintenant 25 000 d’habitants, active et bouillonnante comme son ancêtre pouvait l'être avant d’être ensevelie sous des mètres de cendres, il y a près de 2000 ans.
Juste au pied du Vésuve qui menace toujours de se réveiller, personne ne semble trop s’en soucier. C'est vrai que le décor est à couper le souffle. On se croirait partout à l'ombre du célèbre et massif volcan tant il domine toujours cette portion de la côte.
Le site des ruines de Pompei est étonnament immense, pas assez d’une journée pour faire le tour de tous ses quartiers et parcourir chacune des nombreuses ruelles et centaines de maisons qui les bordent. (Chapeau aux archéologues qui ont dépoussiéré chaque cm2 du site)
Par une journée torride (comme toutes les journées jusqu’à maintenant en Italie), ce fut un voyage dans le temps inoubliable. Mais il y a tant de détails, d'anecdotes concernant les coutumes de cette époque, que je regrette un peu de ne pas avoir suivi un guide pour plus d'informations...
un des nombreux corps retrouvés ensevelis, et pétrifiés par les cendres volcaniques.


CÔTE AMALFITAINE
La bonne idée fut de louer une voiture. Le trajet se fait aisément en autobus mais les routes sont tellement étroites et sinueuses, et les conducteurs si téméraires, que j’imaginais facilement le mal de cœur qui s’en serait suivi.
On s’est procuré un belle petite Renault à Pompei et on s’est lancé à l’assaut des côtes escarpées qui longent la méditerranée jusqu’à Salermo. Les paysages grandioses commencent peu avant d’arriver à Sorrento et ça ne s’arrête plus jusqu’à la fin de notre longue escapade.
Comme passager, Anne a certainement apprécié beaucoup plus les vertigineuses falaises qui tombaient à sa droite alors que je gardais le focus sur la route pour éviter les autobus et camions qui prennaient les courbes à une (plutôt) grande vitesse. Mais dans les moments plus calmes, je pouvais jeter un coup d'oeil à ces paysages à couper le souffle, la mer à perte de vue, l’ile de Capri qui brise l'horizon, les villages bâtis comme des essaims tout le long des falaises. Beaucoup de trafic sur les routes et parfois difficile de s’arrêter partout où on voulait, mais les quelques arrêts-photos en ont vraiment valu la peine.

Petite pose-café sur la terrasse de l’Hôtel Triton de Praiano, un 4 étoiles qui en mériterait une de plus pour avoir réussi à entasser ses plusieurs dizaines de chambres le long d’un précipice de près de 100 mètres de hauteur. Mais d’un luxe sobre, sans prétention qui donne le goût de s’y évacher jusqu’au soir. Nuh-nuh, faut continuer! On s’est bien promis d’y séjourner à notre prochaine visite dans la région...