Ce long voyage des trois derniers mois n'était en fait qu'un prétexte pour me rendre à mon annuelle expérience d'enseignement à Tianjin, dans le nord de la Chine. Même si ce rituel fait partie de ma vie depuis bientôt 10 ans, je suis toujours à la fois nerveux et fébrile à l'idée de me retrouver à l'autre bout du monde, devant une salle de 80 élèves, pour un sprint intensif de deux semaines à la Tianjin University of Technology!
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20 juin 2025
6 juin 2025
Avant de quitter (enfin!) Dubai, je marche dans les allées sans fin de l'aéroport et jetant un regard sur l'écran des départs je vois Munich, Milan, Rome... et je deviens nostalgique.
Maudit, je prendrais bien un vol en sens inverse, pour retrouver l'Europe, me remettre les pieds sur la Via, m'asseoir sur une terrasse pour manger une pizza!!... une émotion si forte que si on me disait que je devais refaire le même chemin en sens inverse, je le ferais sans hésiter! Mais bon, ce n'est qu'un au-revoir, promis.
C'est fou, je n'ai pas encore terminé ce voyage que je fantasme sur le prochain!
Je retrouve donc le luxe de la ligne aérienne Emirates, mais avec beaucoup de trucs qui ne fonctionnent pas trop: le bluetooth, la prise de courant, les écouteurs qui grichent, l'écran tactile qui ne reconnaît pas mon index… c'est vraiment pas leur classe économique qui les met sur la liste des meilleures lignes aériennes au monde. (Mais au moins, le siège est libre à côté du mien, et les hôtesses sont toujours aussi cutes!)
16 juin 2019
Pour la 3e année consécutive, je me retrouve à Tianjin pour enseigner au TUT (Tianjin University of Technology). C'est chaque fois une expérience autant enrichissante qu'épuisante, devant traverser un plan de cours d'un semestre universitaire en 2 semaines seulement... c'est donc une immersion d'enseignement qui ne laisse pas de place pour grand-chose d'autre... c'est peut-être moins frustrant si ça se déroule dans une ville comme Tianjin, qui n'a pas énormément à offrir comme attraits et activités... chaque année, je me réserve un hôtel dans un nouveau quartier, mais je n'ai pas été encore stupéfait par cette ville gigantesque (15 millions d'habitants) qui carbure aux édifices et aux centres d'achats.20 mai 2018
Ça
avait un peu moins bien commencé... après avoir gelé dans l'avion entre Toronto et Beijing,
j'y ai oublié mon cellulaire, outil maintenant indispensable du
voyageur, ne serait-ce que pour prendre des photos, utiliser le gps
et naviguer sur internet (update: Air Canada l'a retrouvé et envoyé chez moi à Montréal)... j'avais quand même mon ordinateur
portable, mais trop lourd pour pouvoir le trainer partout avec moi.
J'ai donc fait ce voyage un peu comme il y a 20 ans, avec une
technologie pas mal plus limitée, et ça n'a pas, au bout du compte,
trop affecté mon séjour (mais ça en a fait sourciller plusieurs en
Chine, qui ne peuvent supporter l'idée de passer une seule seconde
sans regarder leurs messages)... de plus, mon hôtel étant un peu
off-track, je ne pouvais pas payer avec mes cartes de crédit visa ou
mastercard, mais seulement par transfert bancaire virtuel (avec
wechat ou alipay, ultra populaires en Chine, mais pas trop communs
ailleurs)... j'ai donc du courir après un guichet pour trouver les
1000$ nécessaires pour couvrir mes frais d'hébergement pour la
durée de mon séjour de 14 nuits
Rien de trop grave, vraiment, mais
après 16h de vol, le
seul souhait, c'est de se retrouver sans soucis et sans encombres
dans sa chambre d'hôtel,
pour pouvoir enfin apprivoiser le jetlag de 12h.
Je
pouvais compter sur l'expérience d'enseignement de l'an dernier,
même si le groupe allait être différent, mon plan de cours était
au moins nettement plus solide, plus ajusté au niveau général des
étudiants... mais pour une drôle de raison, je me sentais encore
plus angoissé cette fois-ci que l'an dernier. Savoir à quoi
s'attendre est à double tranchant: je SAVAIS que ça allait être
énormément de travail, et pas vraiment reposant, d'autant plus que
j'allais avoir une seule journée de congé sur 13 journées de cours
(d'environ 6-7h chaque), et que ma seule journée de repos allait
être dédiée à la correction des travaux de mes 80 étudiants, et
à la mise à jour du plan de cours pour la dernière moitié du
programme...
Je
pense que ce fut cette fois-ci pas mal plus difficile de
"décrocher", de penser à autre chose... et je savais aussi que la
ville de Tianjin n'offrait pas d'attraits suffisamment forts pour me
faire penser à autre chose.
J'ai
quand même choisi un hôtel différent de celui de l'an passé,
j'étais cette fois-ci plus central, plus proche de l'activité, avec
les pours et contres que ça implique: du monde partout, de la
pollution, du bruit, et un édifice en construction sous ma fenêtre
de chambre.
Mais j'ai eu le plaisir de découvrir
un peu plus le quartier "Five Grand Avenues" que j'avais
contourné l'an passé, sans vraiment apprécier la richesse
historique de ce secteur. Étant tout juste à côté de mon hôtel,
c'est un endroit que j'ai adoré fréquenter, juste pour marcher dans
ses quelques rues bordées d'édifices coloniaux, pour prendre un
verre et une bouffe occidentale sur une des terrasses entourant le
Minyuan Stadium, un ancien stade de course de chevaux (toujours ces
anglais!) converti en piste de course à pied.


Étonnamment bien préservé, ce
quartier colonial a résisté à
la démolition et la construction de tours à bureaux
pseudo-modernes, toutes aussi laides les unes que les autres, qui
sont apparues avec la croissance économique fulgurante des 30
dernières années en Chine.
Mon
chauffeur, Shu, me dit qu'il y a au delà de 15 millions de personnes
qui habitent à Tianjin, on ne sait pas précisément le nombre, parce qu'on
ne comptabilise pas toujours les chinois venus de la campagne pour
travailler sur les nombreux chantiers de la métropole.
Une chose est certaine: y a juste trop de monde à mon goût. C'est drôle parce que j'ai pourtant l'habitude maintenant des grandes villes asiatiques, et l'an dernier à pareille date ça ne semblait pas trop m'affecter puisque j'avais eu le goût de tout de suite voir Séoul et Tokyo après mes 2 semaines d'enseignement.
Mais cette fois-ci, j'avais juste envie de calme, de silence, et d'espace... et la "campagne" de Hong Kong m'est apparue comme un choix judicieux pour passer mes 2 semaines de vacances!
16 mai 2017
J'ai
l'impression que mon voyage en Asie commence à Vancouver: le
terminal D pour les vols au-delà du Pacifique est rempli
d'asiatiques, et toutes les boutiques hors-taxes leur semblent
dédiées... (y a même un panda aux couleurs du drapeau canadien...
euh?) ... j'arrêterais bien prendre une dernière bière
nord-américaine, mais il est encore trop tôt pour les
canadiens-anglais, pas moyen de se commander une pinte avant 11h
ici...
Le trajet sur Air-Canada s'est super bien déroulé. Je suis toujours surpris de voir que 10h30 de vol pour atteindre Beijing n'est finalement pas si pire qu'on pourrait le croire... surtout si on écoute trois films, on dort quelques heures et qu'on passe le reste du temps à bouffer...
Le trajet sur Air-Canada s'est super bien déroulé. Je suis toujours surpris de voir que 10h30 de vol pour atteindre Beijing n'est finalement pas si pire qu'on pourrait le croire... surtout si on écoute trois films, on dort quelques heures et qu'on passe le reste du temps à bouffer...
J'étais
attendu à Beijing, deux de mes futures étudiantes avaient été mandatées
pour accompagner le chauffeur (avec la typique pancarte avec mon nom
dessus, à la sortie de l'enregistrement... la mercedes blanche
m'attendait dehors, y manquait juste les petits drapeaux canadiens
sur le hood et l'escorte de police en moto pour me sentir vraiment
spécial!
2h de
route sépare l'aéroport de Beijing de mon hôtel à Tianjin, et ce
n'est pas le trajet le plus bucolique de l'histoire... les deux immenses villes se rejoignent à mi-chemin, et il reste peu
d'espace pour autre chose que des manufactures, usines et immenses
parcs technologiques... j'ai été surpris d'apprendre, quelques
semaines avant mon départ, que Tianjin comptait 15.5 millions
d'habitants!!... pas pire pour une ville dont je n'avais jamais entendu
parler!! et il doit y en avoir plein des comme ça partout en Chine,
des endroits qui ont poussé en plein milieu de nulle part et dont
l'expansion est maintenant incontrôlable.
C'est
jamais bon signe...
J'ai vu Shenzhen et Guangzhou dans le sud de la Chine, deux villes qui n'étaient que des petits bleds il y a 25-30 ans mais qui ont été littéralement métamorphosées en mégapoles de 10 millions de personnes, le béton, l'asphalte et la pollution tuant du même coup toute l'histoire, le charme et l'esthétisme (et parfois même ses habitants)...
J'ai vu Shenzhen et Guangzhou dans le sud de la Chine, deux villes qui n'étaient que des petits bleds il y a 25-30 ans mais qui ont été littéralement métamorphosées en mégapoles de 10 millions de personnes, le béton, l'asphalte et la pollution tuant du même coup toute l'histoire, le charme et l'esthétisme (et parfois même ses habitants)...
Tianjin
ne fait pas exception à cette règle. Après presque 2 semaines, je
cherche encore son charme, et une bonne raison d'y passer plus de
temps... ce sont souvent les emplois et les occasions d'affaires qui
nous accrochent aux endroits sans attraits, mais ici, quand on tousse sa vie après une journée
à marcher le long des rues, on se dit que les poumons méritent
nettement mieux!
Mais
pour deux semaines, je pouvais toffer sans problèmes... j'ai quand
même l'expérience de 3 ans à Hong Kong! Par contre les poumons n'ont pas
une mémoire très longue et j'ai pris quand même quelques jours
pour m'habituer. Comble de malchance à ma deuxième journée: le smog habituel était
accompagné d'un nuage de poussières venu de Mongolie, ce qui donnait
à la ville une couleur rougeâtre, une visibilité de spa humide, et l'air avait un goût de sable...
J'avais toute la journée du lendemain pour décompresser, et m'ajuster au décalage horaire, j'en ai profité pour partir prendre une grande marche jusqu'à ce qui semblait être le vieux centre-ville ("Five Great Avenues") où s'entassaient à l'origine les grandes maisons coloniales des riches expatriés européens.
Ici, le piéton est une sous-classe, juste une coche au-dessus des coquerelles, la hiérarchie se fait sentir même sur les routes, avec les camions en haut de la pyramide, et les cyclistes et piétons tout en bas. Partout, des klaxons, des dépassements, des gens pressés... on se rend vite compte que le concept de l'angle mort n'est pas encore répandu et les chinois se laissent juste guider par le bruit des klaxons...
Ici, le piéton est une sous-classe, juste une coche au-dessus des coquerelles, la hiérarchie se fait sentir même sur les routes, avec les camions en haut de la pyramide, et les cyclistes et piétons tout en bas. Partout, des klaxons, des dépassements, des gens pressés... on se rend vite compte que le concept de l'angle mort n'est pas encore répandu et les chinois se laissent juste guider par le bruit des klaxons...


Des deux côtés de la rivière Haihe, des grands efforts de revitalisation ont été mis en oeuvre avant les jeux Olympiques de 2008... on a cherché à recréer la Seine de Paris, avec ses bateaux-mouches et ses édifices à-la-Versailles, mais on reste avec l'impression de parcourir une portion fake de Disneyworld...
Comme c'est le cas dans plusieurs grandes villes asiatiques, les vieux quartiers coloniaux sont les plus intéressants. Ceux de Tianjin ne sont pas en très bon état, beaucoup sont placardés d'inscriptions du genre "bâtiment historique", comme si on reconnaissait leur valeur sans toutefois prendre les mesures pour les remettre en état.
Le Astor Hotel, relique coloniale anglaise vieille de 150 ans, mais foutument attirante, où je suis allé me payer un gros souper lors de ma seule journée de congé.
La rivière (ou plutôt le canal) Waihuan ... traverse quelques quartiers de la ville... par moments tranquille et presque bucolique, mais je ne peux m'empêcher de penser à son niveau de contamination...
Tendance étonnante et inattendue: la propagation des vélos de style Bixi, que les citadins peuvent emprunter en prenant d'abord en photo le code-barre ci-dessous, l'entreprise de location envoie ensuite par téléphone la combinaison pour débarrer le vélo et le temps d'utilisation est facturé à même son compte de téléphone... brillant!...
Plusieurs compagnies de location ont envahi le marché et les vélos se retrouvent partout. Fait étonnant: on peut littéralement abandonner le vélo n'importe où... pas de lieu défini comme pour le Bixi à Montréal.
Mon hôtel est loin d'être le gros luxe, mais il fait la job. Le Centre NAD, qui m'envoie en Chine, avait recommandé le très luxueux "Renaissance Hotel", mais en fouillant un peu sur internet, j'ai découvert le Vatica Hotel à une fraction du prix (un quart, pour être plus précis!). La chambre était en ordre, propre, le lit confortable, mais le site est un peu retiré, tout au fond d'une ruelle, location idéale pour une immersion chinoise complète parce que tous les restaurants des environs n'ont que des menus en mandarin et je dois chercher ceux qui ont des photos de plats placardées au mur pour pouvoir pointer ce que j'aimerais commander.
L'anglais ici est aussi répandu et utilisé que le klingon et je dois parfois avoir recours aux gestes pour demander quelques chose. (Comment on mime "nouilles Singapore"?)
L'anglais ici est aussi répandu et utilisé que le klingon et je dois parfois avoir recours aux gestes pour demander quelques chose. (Comment on mime "nouilles Singapore"?)
La facade de mon hôtel, Le Vatica...
Dans le hall d'entrée de l'hôtel, une machine distributrice de... suppositoires!
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Ma routine de travail s'installe rapidement et varie à peine durant les 10 jours où je suis cédulé pour enseigner à l'université.
Le chauffeur vient me chercher dans une belle mercedes blanche vers 7h le matin, on roule pendant environ 30 minutes à travers le trafic pour atteindre le campus du TUT, les cours commencent à 8h00 et se terminent à 11h30... pause de 2h30... reprise des cours à 14h jusqu'à 17h et mon chauffeur vient me reprendre pour me ramener à l'hôtel.
Les journées sont assez bien remplies je dirais!
Le gros défi à été d'ajuster mon plan de cours au niveau des étudiants, chose que j'ai du faire dès ma deuxième journée, mais j'ai eu l'aide de mes deux assistants, Simon et Lotus, deux professeurs d'animation du TUT qui servaient aussi de traducteur. Car dans les classes non plus l'anglais n'est pas très répandu et je dois prendre une pause après chaque élan pour laisser le temps à un de mes assistants de traduire. Ma crainte quand je donne des cours, c'est de manquer de matériel, me retrouver devant la classe après quelques heures et n'avoir plus rien à dire, avoir épuisé tout le contenu... mais au TUT, ce ne fut pas le cas... le temps de traduction a beaucoup aidé à étirer les leçons, mais je me suis rendu compte aussi très rapidement que le niveau de connaissances général des étudiants me forçait à passer plus de temps sur les concepts de base, expliquant plusieurs fois la même théorie, mais en utilisant des exemples différents. Tout mon plan de cours des 10 jours devait donc être revisé, ce que je faisais chaque matin dès mon réveil, entre 3h30 et 7h (profitant de mon décalage horaire!)... mais l'adrénaline aidant, je ne manquais pas d'énergie, malgré l'angoisse ressentie à chaque jour et la pression d'être à la hauteur.
Heureusement, le campus du TUT est immense, un peu à l'écart de la ville, et a énormément d'espaces verts, d'arbres et même un immense lac artificiel... quand tu arrives tôt, tu peux même entendre les oiseaux et le vent, ou juste le silence... une des choses qui m'ont frappées, c'est le peu d'oiseaux dans le ciel, et l'absence d'insectes... il y a bien quelques moustiques qui me réveillent la nuit dans ma chambre, mais quand j'essaie de les tuer, ils sont étonnaments rapides, comme des mouches! C'est peut-être un gène qui s'est développé pour assurer leur survie ici.
Heureusement, le campus du TUT est immense, un peu à l'écart de la ville, et a énormément d'espaces verts, d'arbres et même un immense lac artificiel... quand tu arrives tôt, tu peux même entendre les oiseaux et le vent, ou juste le silence... une des choses qui m'ont frappées, c'est le peu d'oiseaux dans le ciel, et l'absence d'insectes... il y a bien quelques moustiques qui me réveillent la nuit dans ma chambre, mais quand j'essaie de les tuer, ils sont étonnaments rapides, comme des mouches! C'est peut-être un gène qui s'est développé pour assurer leur survie ici.
Sur le campus même du TUT, un bureau est réservé aux professeurs invités. Un endroit très propre, calme, presqu'un lounge, où j'ai bien aimé passer du temps pour faire mes corrections ou me détendre sur un des canapés.
Dernier lunch somptueux avec mes deux hyper-sympathiques assistants et traducteurs, teacher Chow et teacher Leo
Mon collègue et ami Chris Kirshbaum, venu prendre la relève au TUT pour les 2 semaines suivantes... on s'était promis de se retrouver entre son arrivée et mon départ pour quelques "Tianjin and tonic" au fameux Renaissance Hotel!
Bien sûr, toute cette aventure "chinoise" a tourné presqu'uniquement autour de mes périodes d'enseignement... il m'arrivait parfois de compter à rebours les jours restants, fantasmant sur les 2 semaines suivantes de vacances, et savourer le sentiment du travail accompli. C'était intense comme expérience, mais pas surhumain, et c'est drôle comme dans les derniers jours je commençais à ressentir un petit pincement à l'idée que cette aventure touchait à sa fin. Je savais que j'allais me rappeler de ces 2 semaines pendant longtemps, et déjà je pensais à la possibilité prochaine de revenir donner le même cours, à un groupe différent, et je serais mieux préparé, plus détendu.
Cette forme d'expérience unique où le voyage et la découverte se mêlent à l'expérience professionnelle apporte une dynamique tout à fait unique, au-delà du "touristique"... on reste en mode "découverte", mais le fait de venir pour le travail rend l'aventure 100 fois plus immersive. On a l'impression de participer activement plutôt que d'être un simple observateur de passage. Et ce feeling-là est totalement addictif!
Au retour, à Montréal, lisant un livre du travel writer américain Paul Théroux, qui rapporte son périple à travers le sud de l'Afrique, je suis tombé sur ce passage qui réflète bien comment je me sens dans une telle situation:
"nothing is more satisfying in travel than to land in a place and assume an occupation, even a temporary one as a teacher, to cease being a voyeur and have a purpose and a routine, especially one that involved interacting with intelligent students"
17 juin 2010
J'ai dit à beaucoup de monde que j'allais à Beijing de reculons...
Pour dire vrai, c'est pas comme si j'avais une rage de grande ville compacte, polluée, hyper-peuplée, de gros trafic et de bâtiments laids. (J'ai comme pas mal ma dose en vivant à HK!...)
Mais je me disais que, tant qu'à être dans le coin (en Asie), je m'en serais voulu de ne pas faire un saut dans la capitale et voir, au moins, la fameuse grande muraille!!
Alors j'ai booké un petit saut de 4 jours, sûrement juste assez pour s'écoeurer et avoir hâte de revenir à HK!
ERREUR! J'ai vraiment aimé Beijing!!
Même que j'aurais souhaité y rester plus longtemps!
Ça, je m'y attendais pas!... on entend tellement d'affaires négatives à son sujet qu'on en vient à imaginer que c'est l'enfer sur Terre... bon, on s'entend, c'est pas le paradis non plus, mais le centre-ville en tout cas est loin d'être repoussant et à proscrire...
Écoute, on respire (oui! j'ai pas senti la pollution comme à Hong Kong), c'est propre, c'est pas bruyant, les gens sont hyper-relax et sympathiques, les filles sont super belles, et... il y a de l'espace! Les boulevards sont immenses, les bâtiments sont surdimensionés, mais séparés par de grands parcs. Il faut marcher des heures pour se rendre d'un point à l'autre...
Je me suis fait prendre quand le airport shuttle m'a laissé à deux stations de métro de mon hôtel. J'ai dû marcher 45 minutes pour m'y rendre! Rien à voir avec Hong Kong ou tout est à proximité. Heureusement, le métro de Beijing, comme celui de HK, est ultra-efficace.
Le "Beijing Forbidden City Hostel" est, on s'en doute, tout juste à côté de la Cité interdite... je devais donc traverser la Place Tiananmen, et passer devant la gentille grosse face de Mao, suspendue au-dessus de la "Gate of Heavenly Peace"... toute un accueil!... et content d'avoir trouvé un hôtel petit-budget aussi central.
Pour dire vrai, c'est pas comme si j'avais une rage de grande ville compacte, polluée, hyper-peuplée, de gros trafic et de bâtiments laids. (J'ai comme pas mal ma dose en vivant à HK!...)
Mais je me disais que, tant qu'à être dans le coin (en Asie), je m'en serais voulu de ne pas faire un saut dans la capitale et voir, au moins, la fameuse grande muraille!!
Alors j'ai booké un petit saut de 4 jours, sûrement juste assez pour s'écoeurer et avoir hâte de revenir à HK!
ERREUR! J'ai vraiment aimé Beijing!!
Même que j'aurais souhaité y rester plus longtemps!
Ça, je m'y attendais pas!... on entend tellement d'affaires négatives à son sujet qu'on en vient à imaginer que c'est l'enfer sur Terre... bon, on s'entend, c'est pas le paradis non plus, mais le centre-ville en tout cas est loin d'être repoussant et à proscrire...
Écoute, on respire (oui! j'ai pas senti la pollution comme à Hong Kong), c'est propre, c'est pas bruyant, les gens sont hyper-relax et sympathiques, les filles sont super belles, et... il y a de l'espace! Les boulevards sont immenses, les bâtiments sont surdimensionés, mais séparés par de grands parcs. Il faut marcher des heures pour se rendre d'un point à l'autre...
Je me suis fait prendre quand le airport shuttle m'a laissé à deux stations de métro de mon hôtel. J'ai dû marcher 45 minutes pour m'y rendre! Rien à voir avec Hong Kong ou tout est à proximité. Heureusement, le métro de Beijing, comme celui de HK, est ultra-efficace.
Le "Beijing Forbidden City Hostel" est, on s'en doute, tout juste à côté de la Cité interdite... je devais donc traverser la Place Tiananmen, et passer devant la gentille grosse face de Mao, suspendue au-dessus de la "Gate of Heavenly Peace"... toute un accueil!... et content d'avoir trouvé un hôtel petit-budget aussi central.
Le clou de mon séjour, c'est bien sûr ma visite de La muraille de Chine.
Comme je voulais à tout prix éviter la foule ( quand c'est possible!), on m'a suggéré de marcher les 5,4 kms de la portion "Jinshanling-Simatai" de la muraille... (située à environ 3h de route du centre-ville de Beijing).
Un mini-bus est venu me chercher vers 6h le matin. Le package incluait le transport, le tour guidé, le lunch, ainsi que le "breakfast"... (qui s'est avéré être un McMuffin froid au ketchup et un verre de coke. Haa! la culture chinoise!)
Arrivé sur le site, j'avais la bougeotte, fait que je me suis lancé devant tout le monde...
Ce fut IN-CRO-YA-BLEUH!! Débile!!!
Non seulement un parcours presque désert, mais des paysages à couper le souffle sous un soleil radieux et un ciel bleu!...
J'ai mis plusieurs photos, je ne savais pas trop lesquelles choisir:
Comme je voulais à tout prix éviter la foule ( quand c'est possible!), on m'a suggéré de marcher les 5,4 kms de la portion "Jinshanling-Simatai" de la muraille... (située à environ 3h de route du centre-ville de Beijing).
Un mini-bus est venu me chercher vers 6h le matin. Le package incluait le transport, le tour guidé, le lunch, ainsi que le "breakfast"... (qui s'est avéré être un McMuffin froid au ketchup et un verre de coke. Haa! la culture chinoise!)
Arrivé sur le site, j'avais la bougeotte, fait que je me suis lancé devant tout le monde...
Ce fut IN-CRO-YA-BLEUH!! Débile!!!
Non seulement un parcours presque désert, mais des paysages à couper le souffle sous un soleil radieux et un ciel bleu!...
J'ai mis plusieurs photos, je ne savais pas trop lesquelles choisir:
Facilement accessible par métro, j'espérais répéter l'expérience de visiter l'endroit sans une trop grande foule...
Malheur... congé férié. L'entrée était congestionnée et les quelques premières attractions du site étaient envahies. Pas un pouce carré de libre. J'allais presque écourter ma visite quand je me suis décidé à avancer un peu plus loin... plus je m'éloignais de l'entrée, plus je commençais à respirer. (Il faut être patient, la plupart des sites touristiques sont envahis de visiteurs qui n'ont que quelques minutes pour voir les principales attractions avant de quitter en autobus pour l'endroit suivant... juste assez de temps pour prendre quelques photos près de l'entrée et repartir)
( tous les bâtiments du site ont des noms pompeux comme ça... The Cloud-Dispelling Hall, Sea of Wisdom Temple, Longevity Hill...)
Je me suis arrêté pour m'effoirer dans le gazon, bouffer mon sandwich et lire pendant quelques heures...
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