3 juill. 2016

France - Arrêt à Montpellier

La frontière était loin derrière, à la sortie d’un long tunnel passant sous les pyrénées. J'espérais avoir une vue splendide sur la chaine de montagnes, à la limite entre la France et l’Espagne et je n’ai finalement vu que du plat ou du vallonneux. 
Quelques temps plus tard, le train s’arrêtait à Perpignan, moins d’une heure encore à faire et j’arrivais à Montpellier. Dommage car c’est le type de voyage qui aurait pu durer plusieurs heures encore et je n’aurais pas été dérangé. Les paysages sont magnifiques, le train hyper confortable, je sirote un café en longeant la côte et traversant la campagne française. Une de ces expériences mémorables de transport qui me rappelle le vol entre Saigon et Hong Kong sur les ailes de la super compagnie aérienne Emirates… j’aurais presque souhaité continuer le vol jusqu’aux États-Unis, entouré des plus belles hôtesses de l’air de l’histoire de l’aviation, les sièges les plus confortables, le meilleur service et la meilleure sélection de films…

























Je n’avais pas vraiment d’attentes concernant Montpellier, mon souvenir des grandes villes de la côte d’Azur est plutôt lointain, quelques images de Toulon, Marseille et Grasse, mais pas assez pour me faire une bonne idée. Je n’avais rien lu non plus sur la ville elle-même ni sur les activités incontournables dans la région. 
Je dois dire que, sur le coup, j’ai été un peu refroidi. J’ai du arriver à l’heure de la fin des cours parce que la place devant la gare était inondée de jeunes, bruyants et fumeurs, un peu trop d’activité et de bousculade à mon goût après mon séjour mémorable à Girona. Il me restait 2h à tuer avant mon rendez-vous au logement airbnb et je me suis laissé guider vers la place de la Comédie, là où toutes les rues semblent converger et j’avais du mal à comprendre le plan d’urbanisme de ce centre important de la ville, des bâtiments grandioses de plusieurs centaines d’années tassés entre des constructions modernes plutôt affreuses…
Mais tout s'est rapidement replacé dès que j'ai commencé à m'aventurer dans le vieux quartier de la ville! Alors là: génial! Une multitude de ruelles étroites et sinueuses, des bâtiments qui semblent presque millénaires, et d'innombrables cafés et restos qui invitent à siroter quelques pastis bien frais.





graffiti : "Le pastis, c'est comme les seins: un, c'est pas assez... et trois, c'est trop!" 
- Fernandel

Étrangement, je croyais avoir eu ma dose de plage à Alicante et je ne voyais pas l'intérêt de me rapprocher de la mer pendant mon séjour à Montpellier. Mais après avoir visité le superbe Musée Fabre, le matin de ma 2e journée, la chaleur de midi m'a convaincu.
On recommande la plage de Pilou pour ses grandes étendues de sable blanc, possiblement désertes en ce milieu de semaine, et à courte distance du centre-ville. Après une balade en tramway (tout neuf!) jusqu'à la station Garcia Lorca, j'ai pris le bus menant au village de Villeneuve-lès-Maguelone, et comme le prix du transport incluait aussi la location d'un vélo à mon arrivée au village, j'ai pédalé tranquillement sur les chemins de terre, zigzaguant autour des étangs... le dos bien droit et le guidon trop bas, la petite sonnette à portée de pouce, je devais ressembler à Jacques Tati dans "Jour de Fête".

Aucun commentaire: